Les encombrants de Marie-Sabine Roger

Publié le par Chez libouli

 

Les encombrants

 

Le mot de l'éditeur

 

Ils vivent seuls ou en maison de retraite ; ils parlent à leur animal de compagnie ou au téléphone, la plupart n’ont plus grand monde à qui parler. Ils ont en commun leur grand âge, une santé chancelante, et ce terrible et culpabilisant sentiment d’inutilité, comme d’encombrants meubles au rebut. Un recueil de nouvelles cinglantes et tendres, par l’auteur de La Tête en friche (Le Rouergue, 2008). Il y a cette mamie qui se réjouit de la venue de ses enfants et petits-enfants… qui ne resteront finalement pas pour le repas qu’elle aura mis la journée à préparer. Cette brave dame qui travaille en maison de retraite et donne de temps en temps des claques aux plus récalcitrants, aux plus capricieuses, pas de risques qu’ils se plaignent, ils ont trop besoin d’elle. Ce vieux monsieur qui se perd parfois en se promenant, et qu’on retrouve toujours plongé dans la contemplation d’un rosier. Cette centenaire dont l’anniversaire est célébré en grande pompe entre un député pressé et une équipe télé avide…
Ils vivent seuls ou en maison de retraite ; ils parlent à leur animal de compagnie ou au téléphone, la plupart n’ont plus grand monde à qui parler. Ils ont en commun leur grand âge, une santé chancelante, et ce terrible et culpabilisant sentiment d’inutilité, comme d’encombrants meubles au rebut. Marie-Sabine Roger les évoque avec tendresse, avec bienveillance, sans pourtant épargner les plus acrimonieux mais surtout ceux qui sont autour : les égoïstes, les lâches, les profiteurs et les indifférents. Pleines d’humanité et de fraîcheur, ces nouvelles rendent dignité et reconnaissance aux vieilles personnes, rappelant qu’elles sont avant tout des personnes, simplement.

 

 

Mon grain de sel

 

Un petit bijou de nouvelles pleines de sentiments (pas que bons), d'émotions, de petites phrases acérées...tout le monde en prend pour son grade mais on sent tant d'humanité (tiens j'ai repris le mot de l'éditeur sans faire exprès) dans les paroles de Mme Roger. Il est tout petit, il se lit si facilement qu'il ne faut pas passer à côté pour mieux regarder autour de nous, nos chers anciens, après.

Tiens, je téléphone à papa. (ça m'avait fait le même effet avec Mon vieux et moi)

 

 

Vous y lirez

 

 

- Tu es content, Léonard ? Tu te rends compte, hein : qui c'est qui va venir nous voir ?

Des cons.

Un bande de cons égoïstes, bruyants, qui vont s'asseoir sur ton fauteuil, lécher le fond des plats et tant pis pour les restes. Tout recenser, de leur regard crochu.

Poser de-ci, de-là, leurs questions innocentes, Tu y es bien, dans ce fauteuil là ? Ton vieux fauteuil voltaire, tu y es bien ? Ils en font de drôlement mieux, maintenant, tu sais...Plus confortables...Si tu veux t'en débarrasser, on le met dans le break, et on va t'en chercher un autre, à Confo. Non ? Tu tiens à garder celui-là ? Tu y es habituée ? ...Bah, ça, depuis le temps, faut dire. Enfin, bon, c'est toi qui vois, hein ? On va pas t'obliger, non plus...

 

 

Ma note :


 

 

 

 

 

 

A lire aussi : Mon vieux et moi un autre coup de coeur

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krol 16/04/2011 10:20



Il va falloir que je le lise ! Ca me parait indispensable avec ce que je vis depuis quelques années...