C'est lundi sur mon coffre (les entrèes dans ma PAL)

Publié le par Chez libouli

Darling river

 

Mot de l'éditeur

 

Ainsi que l’indique le sous-titre du roman, Variations Dolorès, Darling River est une variation autour du thème de Lolita (diminutif de Dolorès) – tant le personnage fictionnel de Nabokov que la figure symbolique. 
Lo est l’une de ces Lolita. Elle a treize ans et, avec son père, elle parcourt les routes à bord d’une vieille Jaguar, sous les lueurs d’incendies de forêts et à travers un paysage apocalyptique. Dolorès Haze, elle, est la créature même de Nabokov, dont Sara s’empare pour imaginer son destin jusqu’à sa mort, en Alaska, alors qu’elle donne naissance à un enfant. Une autre héroïne est la femelle chimpanzé à laquelle un scientifique français du Jardin des Plantes aurait cherché à apprendre le dessin. Nabokov a confié qu’il s’était inspiré de cette histoire pour écrire sa Lolita. Le dernier personnage enfin est une mère anonyme errant sur les autoroutes qui entourent la ville. 
Le ton serein, léger, quasi aérien tranche avec le caractère parfaitement amoral du récit, empreint d’une étrange poésie. Nulle dénonciation ou discours féministe et pourtant un rapport ambivalent et critique à la maternité symbole de mort existentielle. 
Sara Stridsberg souligne qu’il faut « considérer ce roman comme un oiseau qui tournoierait au-dessus de ces quatre créatures et les observerait ».

 

Allez voir le site les inrocks

 

http://www.lesinrocks.com/livres-arts-scenes/livres-arts-scenes-article/t/64272/date/2011-04-30/article/eternel-feminin/

 

Dans ce roman impressionniste à l'extrême, d'une grâce poétique oscillant sans cesse entre très bas et très haut, qui désincarne le corps à force d'irréel éthéré et l'incarne à coups de descriptions brutalement animales, la femme est dépecée et exhibée sous toutes les coutures. Elle se pare des plus beaux atours mais de son sexe suinte un liquide sombre. Un accouchement donne à peu près cela :

"La sage-femme passe le rasoir sans penser qu'entre les jambes de Dolorès toujours hâlées et gluantes et tremblantes et nues enfle une bulle de chewing-gum rose et que dans sa tête un parfum de fraises et de soleil et d'espérances explose."

 

 

 

 

 

le premier roman que j'ai lu de cette auteure était un pur ovni littéraire dur et vibrant ; on ne ressort pas indemne d'une telle lecture...vous savez quoi ? je n'ai pas lu Lolita de Nabokov...comme je n'ai pas lu le Manifeste de Valérie Solonas...

Publié dans Livres

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Doudette 20/06/2011 12:45



j'ai noté les références dans mon petit carnet...